24 mars 2008
Avoir 30 ou presque (la vingtaine pour quelques mois encore)
A 20 ans, la trentaine nous paraît tellement éloignée, un futur morose, où l’insouciance, la joie de vivre et la mode n’existent pas. Comment voit-on les trentenaires du haut de nos 20 ans tout rond : mariés, 2 gosses, un boulot sérieux. Bref, une vision de nos parents, un avant-goût de ces quadra voire quinquagénaires complètement démodés, qui ne comprennent rien à rien, ne savent plus s’amuser, et n’ont d’ailleurs probablement jamais su s’amuser.
Mais que nous est-il donc arrivé ? Nous voilà, nous aussi, arrivés à l’aube de ces 30 ans, et pourtant rien ne semble avoir changé, nous n’avons pas vieilli (ou si peu), le temps est passé à une allure folle.
Prenons un presque-trentenaire lambda... Tiens ! Moi, par exemple : ni mariée (mais pas célibataire pour autant, vive le concubinage), ni mère de famille. Oui, mais aujourd’hui, y penser ne me donne plus de sueurs froides, il m’arrive même parfois d’en envisager la possibilité. Oh ! Juste un peu, dans des moments de niaises rêveries.
Une réaction courante serait de se dire « Oh ! My God, finie la vingtaine, ça y est, je vais devenir vieille, blablabla ». Au point d’en faire une fixation, de penser que la jeunesse est finie, que nous n'avons pas vu la vieillesse nous arriver en pleine tronche, que 30 ans c'est le début de la fin… STOP !!!
Faisons sérieusement le point du haut de nos presque 30 ans : c’était si bien que ça d’avoir 20 ans ? Voyons voir…
- Les études ou les premiers boulots = pas une thune en poche, un appart’ minable, pas de voiture ou alors une vieille caisse pourrie qui nous fout la honte auprès des copines (qui sont tout de même bien contents quand ce même véhicule ridicule les emmène faire du shopping)
- Les parents qui n’ont pas encore compris qu’ils n’ont plus besoin de nous materner, qui s’inquiètent de ce nous mangeons, buvons, fumons et à quelle heure nous allons enfin rentrer.
- Les boutons. Bon, il leur arrive encore de se pointer à l’improviste, mais moins souvent et moins nombreux. Et puis, maintenant, ils ne sont plus seuls, ils côtoient nos rides toutes neuves.
- Le look : si nous avions 20 ans aujourd’hui, nous nous sentirions obligés de porter des vêtements moulants rayés et de danser la tecktonik !!!
Finalement, la trentaine, ce n’est pas si mal. Par contre, la quarantaine, j’en frémis rien que d’y penser… Mais mon petit doigt (pas encore atteint par l’arthrose) me dit que je changerai d’avis d’ici quelques années.