05 avril 2008
Dalaï Lama
J'ai regardé récemment une interview de Tenzin Gyatso, le 14ème Dalaï Lama.
Cet homme est vraiment étonnant par son naturel et sa joie de vivre.
L'intervieweur l'a qualifié de Saint Homme, lui a dit que le monde entier l'admirait car il est parfait. Le Dalaï Lama en a ri. Il se considère loin d'être parfait, mais un être humain comme un autre. Il a avoué avoir des accès de colère ou de jalousie comme tout le monde, mais la méditation et la réflexion lui permettent de ne pas laisser ces sentiments négatifs se développer.
Ce qui est important pour lui, c'est de mettre en pratique la compassion, c'est-à-dire le souci de l'autre, de ses peines et de ses chagrins. Cela apporte paix intérieure et force de vie.
Tout paraît si simple à l'écouter, être bon, tolérant, éprouver de la compassion pour les autres. En cas de conflit, ou d'énervement, il suffirait de méditer pour agir de la meilleure façon. Et surtout, cela semble si juste, comme si c'était la seule manière convenable d'agir. Dans les faits, malheureusement, tout est différent. Ces valeurs merveilleuses, peu de gens (y compris moi) les mettent en action quotidiennement. Pas forcément par manque de bonté, mais parfois simplement par manque de courage ou de temps.
Il faudrait faire le bilan chaque soir en se couchant : aujourd'hui, quelle action bonne et désintéressée ai-je accomplie ? Lorsqu'on n'en trouve pas, le gage est de s'en imposer deux pour le lendemain. Jusqu'a ce que, à la place de moutons, on puisse compter nos bonnes actions pour s'endormir. Pas sûre que ce soir-là arrive de si tôt, mais je peux toujours rêver à un monde meilleur.
